Petit rappel de ce qu’a fait Gobi avec Tupac:
Gobi est la personne qui a suivi et filmé Tupac pendant les dernières semaines que ce soit dans sa vie privé et professionnelle. Pas mal de ses photos que l’on peut apercevoir, notamment sur la toile, de Pac proviennent de lui. Il a été également présent durant les derniers jours de la légende à l’hôpital de Vegas comme nous vous le citions dans nos #TupacDayz sur notre page facebook et Instagram. Il est aussi à l’origine de la réalisation du célèbre clip « 2 Of Amerikaz Most Wanted » (clip ci-dessous), « Made Niggaz » et notamment « Pac’s Life ».

Interview :

Bonjour Gobi M. Rahimi et tout d’abord un grand merci de nous avoir accordé cette interview pour 2Pac Legacy FR.
– Pour commencer, pouvez-vous vous présenter pour le public qui ne vous connaît pas ?

Je m’appelle Gobi M. Rahimi et je suis né à Londres le 8 mars 1965. Durant mes 13 premières années, je vivais à la fois à Londres mais aussi à Téhéran (Iran). Lorsque la révolution s’est produite en Iran, nous ne pouvions pas retourner aux États-Unis, car mon père était allé à l’école de Californie et avait toujours rêvé d’y retourner. Je suis allé au lycée dans une ville très républicaine et conservatrice appelée Irvine. J’ai étudié le marketing international à la Haute Université puis je suis devenu vendeur à Real Estates pendant 7 ans. J’ai été aussi un des agents de Century 21, mais je n’ai jamais vraiment aimé être vendeur, car je n’avais pas encore trouvé ma vraie passion. J’ai ensuite épousé une cinéaste iranienne et réalisé un clip vidéo avec elle. C’était la première fois que je trouvais réellement de la passion dans quelque chose. Le mariage n’a pas duré, mais la passion pour le cinéma m’a pris. Peu de temps après, j’ai rencontré Tracy Robinson lors d’une dégustation de vin et en six semaines, j’ai déménagé à Los Angeles et j’ai commencé à travailler avec elle sur des vidéos clips de Gangsta Rap (Dr. Dre, Ice Cube, les Bone Thugs, Queen Latifah et beaucoup d’autres. Je suis devenu le producteur qui a traité avec les équipes, l’équipement, les emplacements, le budget ainsi que toute la post-production de toutes les vidéos que nous faisions. Tracy en faisait parti également, mais devint principalement le lien entre l’artiste, la maison de disques et moi. Nous avons produit environ 85 vidéos entre nous.

– Comment et quand avez-vous connu et travaillé avec Tupac ?

Tracy avait travaillé avec Tupac en tant qu’assistante à la production du clip « Pour Out a Little Liquor » et je me souvient qu’il lui avait dit qu’en tant que femme noire, elle devrait créer sa propre entreprise. Elle l’a fait. Quand il était à Dannemora (prison de Clinton en 1995), nous sommes allé à la prison. Je pensais pouvoir le rencontrer, mais finalement non. Tracy a insisté pour y aller seule et le voir. Après sa sortie, elle a dit qu’il était très triste et vaincu en prison. Ce fut à la suite de quelques mois, jusqu’à ce qu’il sorte, qu’il appela Tracy au studio une nuit pour que l’on rencontre.
Après cette réunion, il est apparu immédiatement qu’il voulait faire toute une série de vidéos avec Tracy et réalisé par mes soins. Et puis après cela, nous avons commencé à travailler sur un calendrier fou avec toutes les vidéos.

– Quel souvenir gardez-vous de Tupac, ce qui vous a marqué de lui ?

Pour moi, ce qui a le plus d’impact sur Tupac, c’est qu’il n’avait aucune limite et qu’il était capable de manifester tout ce dont il rêvait et pensait et que cela deviendrait une réalité et je pense que c’est la raison pour laquelle effectivement il en a fait devenir une réalité avec en plus de son côté de créativité qui restait impressionnante.

– Vous avez fait le documentaire “7 Dayz Movie”, vous avez suivi Tupac jusqu’à ses derniers moments, comment était-il dans la vie et professionnellement ?

Un film de long métrage avec le scénario sur les sept derniers jours de sa vie est encore en cours. Tupac était juste étonnant, un artiste avec beaucoup de passion et tellement de clarté sur ce qu’il voulait devant la caméra ou la créativité qu’il en était incroyable puis rapide sur tout.

– Comment avez-vous réalisé ce projet documentaire 7 Dayz et pensez-vous le sortir un jour en français ?

Le documentaire ou le long métrage n’ont pas encore été réalisés, mais je ne sais pas quand la sortie sera faite car nous n’avons pas encore finalisé totalement le projet, mais nous espérons que ceux-ci sortiront à la fin de 2019.

– Comment avez-vous entendu parler de l’attaque du 7 septembre 1996 contre Tupac ?

Tracy avait dit qu’elle avait besoin de moi pour préparer une vidéo pour le rappeur Ice Cube. Je suis retourné à Los Angeles pour le dernier vol vers 22h30-23 heures, le lendemain matin, nous allions préparer la vidéo d’Ice Cube et c’est à ce moment-là que j’ai entendu à la radio ce qui était arrivé à Tupac.

– Nous avons récemment lancé les TupacDayz du 7 au 13 septembre à l’occasion des 22 ans de sa mort et nous vous citons parmi les personnes qui étaient sur place lors de son hospitalisation, dont avez d’ailleurs réagit sur notre compte Instagram d’où cette interview également, pouvez-vous nous raconter un peu votre histoire sur votre passage à l’hôpital de Las Vegas? Et comment avez-vous vécu cela ?

Mes six nuits à l’hôpital étaient de loin les nuits les plus effrayantes de ma vie parce que nous avons reçu des menaces de mort, il y avait des informateurs clandestins du FBI qui coopéraient, des flics corrompus, donc chaque fois nous pensions que quelqu’un allait venir et l’abattre. L’épreuve effrayante pour moi est que nous ne pouvions faire confiance à personne. Il n’y avait que les Outlawz pour moi et Yasmine pour la maman de Yaki Kadafi. Nous étions les seuls à essayer de les garder en sécurité jusqu’au dernier jour.

– Outre le projet One Nation et Euphanasia, savez-vous ce que Tupac avait prévu de faire ? Parlait-il de politique en particulier ?

Nous avons eu un contrat de trois films avec 2Pac une semaine avant sa mort. Toujours dans l’une des dernières conversations, il nous a dit que dans six mois, personne ne le reconnaîtrait, car il allait demander un jour à se présenter à la mairie de Los Angeles parce que les politiciens et les prédicateurs étaient les plus grands escrocs dans la vie Américaine.

– Avez-vous des informations sur un futur projet d’album posthume sur Pac ?

Je ne peux pas vous dire, je ne sais rien de la musique sur Tupac actuellement. L’État contrôle encore sa musique.

– Que faites-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je produis et dirige des publicités et du contenu de marque. J’ai réalisé une comédie spéciale pour un comédien américain, Eddie Griffin, et j’ai collecté des fonds pour quelques longs métrages.

– Vous avez aussi travaillé pour le clip de Pac’s Life 2006, c’est ça? Si oui, comment était le tournage? Ce n’était pas trop difficile de tourner sans Tupac et imaginez ce qu’il aurait aimé pour le clip ?

Il était difficile de faire la vidéo sans 2Pac mais c’était génial d’avoir des images de lui qui pourraient être utilisées dans la vidéo alors j’ai voulu faire croire qu’il jouait la chanson comme si il était présent réellement.

– Quels sont vos futurs projets ?

Je recueille des fonds pour le documentaire « 7 Dayz » et pour le long métrage, j’aurai également d’autres projets sur lesquels je travaille ou des projets commerciaux de films.

Projet de Gobi avec le partenariat de 2Pac Legacy :

De conversations en conversations, Gobi nous a expliqué que sa femme était française et qu’il avait notamment pour projet d’ouvrir un moment une exposition de galerie des photos inédites sur Tupac qu’il a pris tout au long de sa collaboration avec lui. Ce projet de galerie serait sur Marseille et Paris en partenariat avec notre communauté 2Pac Legacy. Pour le moment l’idée est dans un coin de sa tête et il nous tiendras bien évidemment informé en temps réelle de la suite de ce projet. Plus d’infos prochainement sur 2PacLegacy.fr et son site: www.gobirahimi.com

Gobi M. Rahimi

 

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